Partenariat 1616 Belgium et TCM

Partenariat 1616 Belgium et TCM

1616.be a construit un impressionnant réseau d’entrepreneurs belges qualifiés qui s’occupent de travaux de rénovation et de construction.

FACTURES IMPAYÉES EN TEMPS DE PANDÉMIE

Les mesures décrétées par les gouvernements à la suite de la pandémie ont été brutales et sévères. Les conséquences économiques s’en feront sentir pendant plusieurs années. Que constatons-nous pour les premiers mois concernant les factures impayées ? Que pouvons-nous anticiper ?

 

Le recouvrement à TCM depuis 2017

 

Quels sont les chiffres du recouvrement à TCM en temps de pandémie par rapport aux années précédentes ? Nous vous les promettions dans notre article sur le cash-flow ; les voici !  (Si vous êtes déjà client chez nous, vous pouvez rapidement et facilement préparer une analyse similaire de vos dossiers via l’outil ‘Power BI’ de notre système en ligne.)

 

Paiements (EUR) comptabilisés / mois (jan-août) ; comparaison 2017, 2018, 2019 et 2020

Factures impayées en temps de pandémie

Paiements des créances gérées par TCM Belgium (échantillon > 100 000 encaissements)

 

TCM croît, comme le montre la courbe de 2019 qui est entièrement au-dessus de 2018 et 2017. En janvier et février dernier, tout indiquait que 2020 allait dépasser 2019.  Mais les deux dernières semaines de mars 2020 ont constaté un effondrement. Et s’il y a eu une embellie en juin, elle n’est pas soutenue en juillet et août.

 

Encaissements 2020 par rapport à 2019
Jan 102% 1st Quarter: 100%
Feb 112%
Mar 83%
Apr 83% 2nd Quarter: 96%
May 89%
Jun 117%
Jul 77%  
Aug 89%  

 

La présentation par trimestre permet de comparer aux chiffres nationaux mais ne coïncide pas avec le confinement qui a commencé le 18 mars. L’impact des deux dernières semaines de mars, qui ont enregistré une chute de 50% des encaissements, est significatif sur le premier trimestre.

 

L’analyse par nombre de paiements confirme ces tendances (observées sur la somme des EUR encaissés). Mais, comme une corrélation statistique n’est pas suffisante pour tirer des conclusions, voyons si ces chiffres ont du sens.

 

Les conséquences économiques directes du confinement

 

Un mauvais poisson d’avril

 

Jusqu’en février 2020, le coronavirus était un problème chinois qui n’inquiétait pas nos sociétés européennes. Le 21 février 2020, l’Italie confine certaines régions du nord puis, le 9 mars, tout le pays.  Le 11 mars, l’OMS claissait l’épidémie comme pandémie (ce qui a eu des effets sur d’innombrables contrats commerciaux ayant une clause de force majeure reprenant la notion de pandémie). Le 18 mars, la Belgique était confinée à son tour.

 

Nos gouvernements et nos populations n’étaient pas préparés. Le choc a été brutal. Aucun d’entre-nous n’imaginait le 1er mars que le poisson d’avril serait de si mauvais goût !

 

Pour les consommateurs 

 

Le confinement a signifié une fermeture immédiate des magasins (sauf alimentation et santé) et des restaurants ou autres lieux de vie sociale comme les écoles. Nous ne pouvions plus nous rendre librement dans nos entreprises : l’accès en était interdit sauf à remplir des formulaires (dont le contenu était incertain). Ceci, naturellement, à l’exception des entreprises prioritaires. Par la suite, les règles se sont très lentement assouplies mais avec un horizon incertain.

 

Les consommateurs ont épargné, pendant le confinement. A priori, cela doit résulter d’une réduction drastique des facilités de dépenses (restaurants, vacances, shopping) couplée avec une inquiétude latente (qui, généralement, encourage l’épargne). Mais l’explication est certainement plus complexe et plus diverse (avec des différences importantes d’une famille à l’autre).

 

Pour les entreprises 

 

Le confinement a empêché physiquement bien des entreprises de travailler (sauf les secteurs prioritaires comme la santé). Ces entreprises ont pu recourir au chômage temporaire exceptionnel, ce qui a sans doute été la mesure la plus utile pour limiter les dégâts économiques. Les restaurateurs et autres commerçants ont reçu une prime dont l’efficacité est incertaine, si ce n’est que, couplée à des annonces de budgets massifs, elle a rassuré les travailleurs et les consommateurs.

 

Le PIB a reculé de 12.2% au 2è trimestre 2020 (14.5% par rapport au T2/2019) ; une dégringolade sans précédent en Belgique (et des effondrements similaires partout dans le monde). Le PIB est en fait la somme des valeurs ajoutées (différence entre ventes et achats) de toutes les entreprises belges. Rappelons également qu’en d’autres temps, une variation d’1% d’un trimestre sur l’autre est vécue comme un événement.
Pendant le même 2è trimestre, le chiffre d’affaire des entreprises belges a baissé de 19.3% (StatBel). Ce chiffre, combiné à celui du PIB de la même période, suggère que les charges des entreprises ont également diminué.

 

 

Reste à savoir si des mesures drastiques étaient nécessaires. Il y a en effet des discussions et des doutes sur la pertinence et l’efficacité des mesures prises (voir le livre récent de deux statisticiens  qui serait utile à certains analystes et journalistes, et la lettre ouverte de 64 personnalités bien connues).

 

Interprétation des courbes de paiement TCM

 

Si le PIB a reculé de 12.5% au 2è trimestre, les encaissements de TCM n’ont reculé que de 4% pour la même période.  Plusieurs facteurs influent sur notre recouvrement : (1) l’apport de nouveaux dossiers, (2) la qualité de ces dossiers, (3) notre capacité à encaisser et (4) la capacité des débiteurs à payer leurs dettes.

 

  • Transmission de nouveaux dossiers
    Pour opérer des encaissements, il faut que des créanciers nous confient des créances. Là également, nous constatons un déficit, particulièrement en avril et mai 2020, par rapport aux années précédentes. D’après nos contacts avec nos clients, ceux-ci semblent trop occupés à gérer la crise immédiate. Nous anticipons un accroissement des nouveaux cas au 4è trimestre.
    Cette baisse de nouveaux dossiers pourrait expliquer une partie du recul des encaissements. Mais en fait, lorsque nous allons dans plus de détail (B2B-B2C ; petites créances – grandes créances ; Belgique – étranger), nous constatons que cette explication ne peut ni être validée ni invalidée.  Elle n’explique sans doute qu’une petite partie du recul des encaissements.
  • Qualité des dossiers
    Nous n’avons pas les mêmes taux de succès dans tous les domaines. Cela varie par exemple selon que les dettes sont récentes ou anciennes, selon les débiteurs (consommateurs ou entreprises), les secteurs d’activités (finances, services, manufacture, etc.), et bien sûr, selon le créancier (son modèle économique, le travail qu’il effectue avant la vente, pendant la vente et après la vente du bien ou service en cause).   Mais cette qualité de dossiers n’a pas changé significativement depuis des mois et ne peut expliquer une baisse des encaissements.
  • Qualité du travail à TCM
    Evidemment, si nous avions fermé boutique, une baisse des encaissements en serait la conséquence naturelle. En fait, cela ne pourrait expliquer que partiellement la baisse de la deuxième moitié de mars 2020, et encore, cela n’est pas évident.
  • La solvabilité des débiteurs
    La baisse des encaissements peut aussi s’expliquer par la chute (-19.3%) du chiffre d’affaires en moyenne en Belgique comme expliqué ci-dessus. Moins de chiffre d’affaires entraîne moins de factures à recouvrer et moins de chiffre d’affaires entraîne moins de capacité à payer les factures fournisseurs.
    Une autre explication est la prudence des débiteurs en période d’incertitude : ce qui n’est pas payé est toujours sur le compte du débiteur … pour voir venir. C’est sans doute ce qui explique que les consommateurs ont épargné au deuxième trimestre 2020 (voir ci-dessus).

 

Conclusion

 

La baisse semble plus marquée dans les paiements B2B que dans les paiements B2C.

 

L’explication la plus rationnelle de la baisse des encaissements B2B est à chercher dans la capacité de paiement des débiteurs.

 

Pour le B2C, le comportement de prudence face à l’incertitude est sans doute le facteur essential alors que les mesures de compensation, comme le chômage temporaire et la baisse de dépenses comme des vacances, ont maintenu la solvabilité des ménages à un bon niveau. Cependant, il s’agit de moyennes : les personnes déjà (économiquement) vulnérables risquent de perdre parfois 30% de revenus ou même plus (chômage technique qui se prolonge ou se transforme en chômage régulier ; les personnes qui avaient déjà des difficultés à survivre sont poussées dans la pauvreté réelle par le virus, les personnes en situation d’emploi précaire sont moins protégées, etc.). Par contre, les personnes les moins vulnérables économiquement ont pu épargner davantage.

 

L’économie a besoin de stabilité et d’horizon prévisible. Malheureusement, la situation actuelle fait que nous avons tous du mal à évaluer un futur vraisemblable.

 

Des questions ? Contactez-nous.

FACTURES IMPAYÉES EN TEMPS DE PANDÉMIE

Les mesures décrétées par les gouvernements à la suite de la pandémie ont été brutales et sévères. Les conséquences économiques s’en feront sentir pendant plusieurs années. Que constatons-nous pour les premiers mois concernant les factures impayées ? Que pouvons-nous anticiper ?

 

Le recouvrement à TCM depuis 2017

 

Quels sont les chiffres du recouvrement à TCM en temps de pandémie par rapport aux années précédentes ? Nous vous les promettions dans notre article sur le cash-flow ; les voici !  (Si vous êtes déjà client chez nous, vous pouvez rapidement et facilement préparer une analyse similaire de vos dossiers via l’outil ‘Power BI’ de notre système en ligne.)

 

Paiements (EUR) comptabilisés / mois (jan-août) ; comparaison 2017, 2018, 2019 et 2020

Factures impayées en temps de pandémie

Paiements des créances gérées par TCM Belgium (échantillon > 100 000 encaissements)

 

TCM croît, comme le montre la courbe de 2019 qui est entièrement au-dessus de 2018 et 2017. En janvier et février dernier, tout indiquait que 2020 allait dépasser 2019.  Mais les deux dernières semaines de mars 2020 ont constaté un effondrement. Et s’il y a eu une embellie en juin, elle n’est pas soutenue en juillet et août.

 

Encaissements 2020 par rapport à 2019
Jan 102% 1st Quarter: 100%
Feb 112%
Mar 83%
Apr 83% 2nd Quarter: 96%
May 89%
Jun 117%
Jul 77%  
Aug 89%  

 

La présentation par trimestre permet de comparer aux chiffres nationaux mais ne coïncide pas avec le confinement qui a commencé le 18 mars. L’impact des deux dernières semaines de mars, qui ont enregistré une chute de 50% des encaissements, est significatif sur le premier trimestre.

 

L’analyse par nombre de paiements confirme ces tendances (observées sur la somme des EUR encaissés). Mais, comme une corrélation statistique n’est pas suffisante pour tirer des conclusions, voyons si ces chiffres ont du sens.

 

Les conséquences économiques directes du confinement

 

Un mauvais poisson d’avril

 

Jusqu’en février 2020, le coronavirus était un problème chinois qui n’inquiétait pas nos sociétés européennes. Le 21 février 2020, l’Italie confine certaines régions du nord puis, le 9 mars, tout le pays.  Le 11 mars, l’OMS claissait l’épidémie comme pandémie (ce qui a eu des effets sur d’innombrables contrats commerciaux ayant une clause de force majeure reprenant la notion de pandémie). Le 18 mars, la Belgique était confinée à son tour.

 

Nos gouvernements et nos populations n’étaient pas préparés. Le choc a été brutal. Aucun d’entre-nous n’imaginait le 1er mars que le poisson d’avril serait de si mauvais goût !

 

Pour les consommateurs 

 

Le confinement a signifié une fermeture immédiate des magasins (sauf alimentation et santé) et des restaurants ou autres lieux de vie sociale comme les écoles. Nous ne pouvions plus nous rendre librement dans nos entreprises : l’accès en était interdit sauf à remplir des formulaires (dont le contenu était incertain). Ceci, naturellement, à l’exception des entreprises prioritaires. Par la suite, les règles se sont très lentement assouplies mais avec un horizon incertain.

 

Les consommateurs ont épargné, pendant le confinement. A priori, cela doit résulter d’une réduction drastique des facilités de dépenses (restaurants, vacances, shopping) couplée avec une inquiétude latente (qui, généralement, encourage l’épargne). Mais l’explication est certainement plus complexe et plus diverse (avec des différences importantes d’une famille à l’autre).

 

Pour les entreprises 

 

Le confinement a empêché physiquement bien des entreprises de travailler (sauf les secteurs prioritaires comme la santé). Ces entreprises ont pu recourir au chômage temporaire exceptionnel, ce qui a sans doute été la mesure la plus utile pour limiter les dégâts économiques. Les restaurateurs et autres commerçants ont reçu une prime dont l’efficacité est incertaine, si ce n’est que, couplée à des annonces de budgets massifs, elle a rassuré les travailleurs et les consommateurs.

 

Le PIB a reculé de 12.2% au 2è trimestre 2020 (14.5% par rapport au T2/2019) ; une dégringolade sans précédent en Belgique (et des effondrements similaires partout dans le monde). Le PIB est en fait la somme des valeurs ajoutées (différence entre ventes et achats) de toutes les entreprises belges. Rappelons également qu’en d’autres temps, une variation d’1% d’un trimestre sur l’autre est vécue comme un événement.
Pendant le même 2è trimestre, le chiffre d’affaire des entreprises belges a baissé de 19.3% (StatBel). Ce chiffre, combiné à celui du PIB de la même période, suggère que les charges des entreprises ont également diminué.

 

 

Reste à savoir si des mesures drastiques étaient nécessaires. Il y a en effet des discussions et des doutes sur la pertinence et l’efficacité des mesures prises (voir le livre récent de deux statisticiens  qui serait utile à certains analystes et journalistes, et la lettre ouverte de 64 personnalités bien connues).

 

Interprétation des courbes de paiement TCM

 

Si le PIB a reculé de 12.5% au 2è trimestre, les encaissements de TCM n’ont reculé que de 4% pour la même période.  Plusieurs facteurs influent sur notre recouvrement : (1) l’apport de nouveaux dossiers, (2) la qualité de ces dossiers, (3) notre capacité à encaisser et (4) la capacité des débiteurs à payer leurs dettes.

 

  • Transmission de nouveaux dossiers
    Pour opérer des encaissements, il faut que des créanciers nous confient des créances. Là également, nous constatons un déficit, particulièrement en avril et mai 2020, par rapport aux années précédentes. D’après nos contacts avec nos clients, ceux-ci semblent trop occupés à gérer la crise immédiate. Nous anticipons un accroissement des nouveaux cas au 4è trimestre.
    Cette baisse de nouveaux dossiers pourrait expliquer une partie du recul des encaissements. Mais en fait, lorsque nous allons dans plus de détail (B2B-B2C ; petites créances – grandes créances ; Belgique – étranger), nous constatons que cette explication ne peut ni être validée ni invalidée.  Elle n’explique sans doute qu’une petite partie du recul des encaissements.
  • Qualité des dossiers
    Nous n’avons pas les mêmes taux de succès dans tous les domaines. Cela varie par exemple selon que les dettes sont récentes ou anciennes, selon les débiteurs (consommateurs ou entreprises), les secteurs d’activités (finances, services, manufacture, etc.), et bien sûr, selon le créancier (son modèle économique, le travail qu’il effectue avant la vente, pendant la vente et après la vente du bien ou service en cause).   Mais cette qualité de dossiers n’a pas changé significativement depuis des mois et ne peut expliquer une baisse des encaissements.
  • Qualité du travail à TCM
    Evidemment, si nous avions fermé boutique, une baisse des encaissements en serait la conséquence naturelle. En fait, cela ne pourrait expliquer que partiellement la baisse de la deuxième moitié de mars 2020, et encore, cela n’est pas évident.
  • La solvabilité des débiteurs
    La baisse des encaissements peut aussi s’expliquer par la chute (-19.3%) du chiffre d’affaires en moyenne en Belgique comme expliqué ci-dessus. Moins de chiffre d’affaires entraîne moins de factures à recouvrer et moins de chiffre d’affaires entraîne moins de capacité à payer les factures fournisseurs.
    Une autre explication est la prudence des débiteurs en période d’incertitude : ce qui n’est pas payé est toujours sur le compte du débiteur … pour voir venir. C’est sans doute ce qui explique que les consommateurs ont épargné au deuxième trimestre 2020 (voir ci-dessus).

 

Conclusion

 

La baisse semble plus marquée dans les paiements B2B que dans les paiements B2C.

 

L’explication la plus rationnelle de la baisse des encaissements B2B est à chercher dans la capacité de paiement des débiteurs.

 

Pour le B2C, le comportement de prudence face à l’incertitude est sans doute le facteur essential alors que les mesures de compensation, comme le chômage temporaire et la baisse de dépenses comme des vacances, ont maintenu la solvabilité des ménages à un bon niveau. Cependant, il s’agit de moyennes : les personnes déjà (économiquement) vulnérables risquent de perdre parfois 30% de revenus ou même plus (chômage technique qui se prolonge ou se transforme en chômage régulier ; les personnes qui avaient déjà des difficultés à survivre sont poussées dans la pauvreté réelle par le virus, les personnes en situation d’emploi précaire sont moins protégées, etc.). Par contre, les personnes les moins vulnérables économiquement ont pu épargner davantage.

 

L’économie a besoin de stabilité et d’horizon prévisible. Malheureusement, la situation actuelle fait que nous avons tous du mal à évaluer un futur vraisemblable.

 

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