TCM BELGIUM ACCUEILLE UNE EMPLOYÉE AÉRIENNE : RENCONTREZ VERA DEVRIENDT

Vera travaille chez TCM Belgium depuis quelques mois maintenant et nous gratifiait quotidiennement de son sourire contagieux, avant que le corona ne fasse son apparition. Depuis, elle nous transmet sa joie de vivre à travers Teams. L’attitude amicale de Vera est l’une des raisons pour lesquelles nous voulions l’accueillir à TCM, mais ce n’est bien sûr pas son seul atout.

 

Vera TCM BE employee

Bonjour Vera, avant de trouver le travail de ta vie avec nous 😉, tu avais l’habitude de voler haut ! En tant qu’hôtesse de l’air chez Brussels Airlines, tu as sans doute rencontré beaucoup de situations amusantes, intéressantes, mais aussi stressantes. La pandémie ne t’empêche donc pas de vivre.

 

 

Quelle a été l’une des meilleures situations que tu as vécues ?

 

Il y a eu tellement de bons moments, mais les meilleurs souvenirs sont toujours attachés aux anniversaires que j’ai eu le plaisir de célébrer avec mes collègues en voyageant. La collégialité débordante de ces soirées était exceptionnelle !

 

L’hospitalité de la population locale m’a également énormément touchée. Par exemple, nous faisions la fête dans une discothèque africaine typique au Cameroun un mardi en semaine. Soudain, à 4 heures du matin, toutes les lumières se sont éteintes à l’exception d’un spot. Le propriétaire, qui devait avoir des dons de voyance, est apparu en chantant avec un gâteau gigantesque qu’il a réussi à créer magiquement à cette heure-là. C’était merveilleux.

 

Et quel a été l’un des moments les plus stressants ?

 

Je me souviens très bien du moment où, après le décollage à Bruxelles, le commandant de bord a informé l’équipage que nous devions probablement faire un atterrissage d’urgence. L’une des roues avant a été percutée et fuitait. Nous devions d’abord brûler un peu de carburant pour alléger l’appareil avant d’atterrir. Nous avons donc survolé Bruxelles pendant longtemps, et les gens savaient que nous rentrions à Bruxelles à cause d’un problème technique, sans connaître la gravité de la situation. Le commandant de bord a freiné le plus longtemps possible sur les roues arrière, pour pouvoir simplement poser le nez au sol et rouler doucement. Tout s’est bien terminé, mais quand je suis monté en voiture après ce vol, toute l’adrénaline s’est dissipée et je me suis sentie très fatiguée.

 

Nous avons également dû atterrir à Kinshasa au moment des émeutes. Pour des raisons de sécurité, tout le monde a dû éteindre les lumières de l’avion pour que nous ne soyons pas une cible facile dans le ciel. L’atterrissage dans l’obscurité et dans un silence complet était assez bizarre. Après l’atterrissage, la vie a immédiatement repris son cours normal.

 

Les attentats de Zaventem ont bien sûr été aussi une période très stressante, même si j’étais à Manchester à l’époque. Nous voulions tous rentrer chez nous et voir nos familles le plus tôt possible, mais cela n’a pas été possible. Nous avons dû rester là-bas pendant quelques jours ; entourés de la compassion des locaux. Pour nous occuper, nous avons visité le stade Manchester, habillés de nos uniformes. Le guide nous a demandé d’où nous venions, et tout le monde a commencé à applaudir lorsque nous avons répondu que nous étions de Belgique. C’était un moment très émouvant. Vous vous rendez compte que les attaques ont non seulement frappé la Belgique, mais toute l’Europe. J’ai évité l’aéroport de Zaventem pendant un an, comme beaucoup d’autres collègues. J’avais l’impression que ma maison avait été attaquée.

 

Tu as également pu découvrir de nombreuses cultures grâce à Brussels Airlines. Qu’as-tu appris de cette période ?

 

J’ai principalement effectué des vols long-courriers vers l’Afrique et l’Amérique. Sur ces vols, on rencontre de personnes aux origines les plus diverses. Ma vision du monde s’est élargie, au propre comme au figuré. Brussels Airlines nous a également donné des cours sur différentes cultures et comment s’y adapter.

 

Par exemple, sur les vols africains j’ai souvent entendu « je voudrais de l’eau à boire ». Pour eux, il y a l’eau à boire et celle qui ne l’est pas. Je me souviens aussi d’un passager qui est venu à bord avec une longue robe, une sorte de mitre et un bâton. Il s’est arrêté chez moi avec un sourire jusqu’aux oreilles et a annoncé qu’il allait explorer la Belgique avec sa « tribu ». Il a également apporté une casserole à soupe pour 30 personnes (aucune idée de la façon dont il l’a embarquée !), et tout le monde a été autorisé à se joindre. Très étrange mais très intime. Ils avaient une attitude très familiale, si je compare à notre société qui me semble plus individualiste.

 

Tu es originaire de Deurne, mais ta famille a vécu en Iran et aux Philippines.

 

Mon père était gendarme, ma mère venait d’une famille d’expatriés. Elle voulait quitter la Belgique et a secrètement inscrit mon père à un examen pour devenir attaché commercial. Mon père a réussi cet examen.

 

J’avais 7 ans quand nos vies ont complètement changé. Mes parents, mon frère et moi nous sommes adaptés aux nouvelles coutumes en Iran (régime strict, les femmes devaient être couvertes et ne pouvaient se maquiller, …). Et je suis allée au lycée français, donc dans une une nouvelle langue pour moi. Il n’y avait pas d’autres belges, mais j’ai rencontré de nouveaux amis Libanais, Espagnols, Nigérians et autres. Nous sommes aussi allés skier tous les week-ends (en Iran oui 😊) avec des Français, des Suisses et des Néerlandais.

 

Ensuite, j’ai vécu aux Philippines de 10 à 19 ans. Mes parents ont choisi une destination asiatique en raison de la culture, du climat et de la convivialité. Et les Philippins sont des gens très sympathiques ! J’étais si heureuse là-bas qu’à l’âge de 18 ans, j’ai supplié d’être autorisée à rester un an de plus avant retourner en Belgique. À cette époque, j’avais déjà vécu la moitié de ma vie aux Philippines, je m’étais fait de nombreux amis et je parlais quelques mots de tagalog (langue indigène, mais la plupart des Philippins parlent aussi anglais). Il y avait un grand écart entre les riches et les pauvres, mais avant que je ne quitte le pays, la classe moyenne, elle se développait également fortement.

 

Cette mobilité a-t-elle favorisé ton adaptabilité ?

 

Cela a certainement eu un impact. Le contraire serait surprenant.  Il est naturel de s’adapter aux cultures et coutumes locales.  Mais la situation faisait aussi que J’ai également appris à connaître de nombreuses normes et valeurs différentes grâce à mes amis Japonais, Brésiliens et Coréens. Je mangeais par exemple du kimchi chez la copine coréenne, et des escargots chez les amis français, même si ce n’était pas toujours avec grand enthousiasme 😊.

 

Quand j’ai commencé à parler le tagalog, je pouvais plus facilement suivre les conversations avec des amis locaux, et je leur ai également demandé de me parler le tagalog. Au lycée français, j’ai appris la Marseillaise (mais ne l’hymne national belge m’est moins familier).

 

C’est aussi une exigence chez Brussels Airlines d’être ouverte d’esprit, il n’y a pas de place pour les croyances homophobes ou racistes. De nombreux collègues étaient LGBT.  Et tous les passagers méritaient le meilleur service, quelle que soit leurs cultures.

 

Suite de l’interview de Vera dans 15 jours.

 

25 mai 2021

TCM BELGIUM ACCUEILLE UNE EMPLOYÉE AÉRIENNE : RENCONTREZ VERA DEVRIENDT

Vera travaille chez TCM Belgium depuis quelques mois maintenant et nous gratifiait quotidiennement de son sourire contagieux, avant que le corona ne fasse son apparition. Depuis, elle nous transmet sa joie de vivre à travers Teams. L’attitude amicale de Vera est l’une des raisons pour lesquelles nous voulions l’accueillir à TCM, mais ce n’est bien sûr pas son seul atout.

 

Vera TCM BE employee

Bonjour Vera, avant de trouver le travail de ta vie avec nous 😉, tu avais l’habitude de voler haut ! En tant qu’hôtesse de l’air chez Brussels Airlines, tu as sans doute rencontré beaucoup de situations amusantes, intéressantes, mais aussi stressantes. La pandémie ne t’empêche donc pas de vivre.

 

 

Quelle a été l’une des meilleures situations que tu as vécues ?

 

Il y a eu tellement de bons moments, mais les meilleurs souvenirs sont toujours attachés aux anniversaires que j’ai eu le plaisir de célébrer avec mes collègues en voyageant. La collégialité débordante de ces soirées était exceptionnelle !

 

L’hospitalité de la population locale m’a également énormément touchée. Par exemple, nous faisions la fête dans une discothèque africaine typique au Cameroun un mardi en semaine. Soudain, à 4 heures du matin, toutes les lumières se sont éteintes à l’exception d’un spot. Le propriétaire, qui devait avoir des dons de voyance, est apparu en chantant avec un gâteau gigantesque qu’il a réussi à créer magiquement à cette heure-là. C’était merveilleux.

 

Et quel a été l’un des moments les plus stressants ?

 

Je me souviens très bien du moment où, après le décollage à Bruxelles, le commandant de bord a informé l’équipage que nous devions probablement faire un atterrissage d’urgence. L’une des roues avant a été percutée et fuitait. Nous devions d’abord brûler un peu de carburant pour alléger l’appareil avant d’atterrir. Nous avons donc survolé Bruxelles pendant longtemps, et les gens savaient que nous rentrions à Bruxelles à cause d’un problème technique, sans connaître la gravité de la situation. Le commandant de bord a freiné le plus longtemps possible sur les roues arrière, pour pouvoir simplement poser le nez au sol et rouler doucement. Tout s’est bien terminé, mais quand je suis monté en voiture après ce vol, toute l’adrénaline s’est dissipée et je me suis sentie très fatiguée.

 

Nous avons également dû atterrir à Kinshasa au moment des émeutes. Pour des raisons de sécurité, tout le monde a dû éteindre les lumières de l’avion pour que nous ne soyons pas une cible facile dans le ciel. L’atterrissage dans l’obscurité et dans un silence complet était assez bizarre. Après l’atterrissage, la vie a immédiatement repris son cours normal.

 

Les attentats de Zaventem ont bien sûr été aussi une période très stressante, même si j’étais à Manchester à l’époque. Nous voulions tous rentrer chez nous et voir nos familles le plus tôt possible, mais cela n’a pas été possible. Nous avons dû rester là-bas pendant quelques jours ; entourés de la compassion des locaux. Pour nous occuper, nous avons visité le stade Manchester, habillés de nos uniformes. Le guide nous a demandé d’où nous venions, et tout le monde a commencé à applaudir lorsque nous avons répondu que nous étions de Belgique. C’était un moment très émouvant. Vous vous rendez compte que les attaques ont non seulement frappé la Belgique, mais toute l’Europe. J’ai évité l’aéroport de Zaventem pendant un an, comme beaucoup d’autres collègues. J’avais l’impression que ma maison avait été attaquée.

 

Tu as également pu découvrir de nombreuses cultures grâce à Brussels Airlines. Qu’as-tu appris de cette période ?

 

J’ai principalement effectué des vols long-courriers vers l’Afrique et l’Amérique. Sur ces vols, on rencontre de personnes aux origines les plus diverses. Ma vision du monde s’est élargie, au propre comme au figuré. Brussels Airlines nous a également donné des cours sur différentes cultures et comment s’y adapter.

 

Par exemple, sur les vols africains j’ai souvent entendu « je voudrais de l’eau à boire ». Pour eux, il y a l’eau à boire et celle qui ne l’est pas. Je me souviens aussi d’un passager qui est venu à bord avec une longue robe, une sorte de mitre et un bâton. Il s’est arrêté chez moi avec un sourire jusqu’aux oreilles et a annoncé qu’il allait explorer la Belgique avec sa « tribu ». Il a également apporté une casserole à soupe pour 30 personnes (aucune idée de la façon dont il l’a embarquée !), et tout le monde a été autorisé à se joindre. Très étrange mais très intime. Ils avaient une attitude très familiale, si je compare à notre société qui me semble plus individualiste.

 

Tu es originaire de Deurne, mais ta famille a vécu en Iran et aux Philippines.

 

Mon père était gendarme, ma mère venait d’une famille d’expatriés. Elle voulait quitter la Belgique et a secrètement inscrit mon père à un examen pour devenir attaché commercial. Mon père a réussi cet examen.

 

J’avais 7 ans quand nos vies ont complètement changé. Mes parents, mon frère et moi nous sommes adaptés aux nouvelles coutumes en Iran (régime strict, les femmes devaient être couvertes et ne pouvaient se maquiller, …). Et je suis allée au lycée français, donc dans une une nouvelle langue pour moi. Il n’y avait pas d’autres belges, mais j’ai rencontré de nouveaux amis Libanais, Espagnols, Nigérians et autres. Nous sommes aussi allés skier tous les week-ends (en Iran oui 😊) avec des Français, des Suisses et des Néerlandais.

 

Ensuite, j’ai vécu aux Philippines de 10 à 19 ans. Mes parents ont choisi une destination asiatique en raison de la culture, du climat et de la convivialité. Et les Philippins sont des gens très sympathiques ! J’étais si heureuse là-bas qu’à l’âge de 18 ans, j’ai supplié d’être autorisée à rester un an de plus avant retourner en Belgique. À cette époque, j’avais déjà vécu la moitié de ma vie aux Philippines, je m’étais fait de nombreux amis et je parlais quelques mots de tagalog (langue indigène, mais la plupart des Philippins parlent aussi anglais). Il y avait un grand écart entre les riches et les pauvres, mais avant que je ne quitte le pays, la classe moyenne, elle se développait également fortement.

 

Cette mobilité a-t-elle favorisé ton adaptabilité ?

 

Cela a certainement eu un impact. Le contraire serait surprenant.  Il est naturel de s’adapter aux cultures et coutumes locales.  Mais la situation faisait aussi que J’ai également appris à connaître de nombreuses normes et valeurs différentes grâce à mes amis Japonais, Brésiliens et Coréens. Je mangeais par exemple du kimchi chez la copine coréenne, et des escargots chez les amis français, même si ce n’était pas toujours avec grand enthousiasme 😊.

 

Quand j’ai commencé à parler le tagalog, je pouvais plus facilement suivre les conversations avec des amis locaux, et je leur ai également demandé de me parler le tagalog. Au lycée français, j’ai appris la Marseillaise (mais ne l’hymne national belge m’est moins familier).

 

C’est aussi une exigence chez Brussels Airlines d’être ouverte d’esprit, il n’y a pas de place pour les croyances homophobes ou racistes. De nombreux collègues étaient LGBT.  Et tous les passagers méritaient le meilleur service, quelle que soit leurs cultures.

 

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25 mai 2021

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